Distribution

jeudi 20 décembre 2007

Comment distribuer sa musique de façon indépendante, sans passer donc par les majors de l’industrie discographique ?

Habituellement, les musiciens distribuent leur musique par l’intermédiaire d’un label qui produit la musique enregistrée, qui la distribue, en fait la promotion et en protège les droits de reproduction et de diffusion. Les labels sont détenus par des sociétés plus importantes : les fameuses majors de l’industrie discographique. Ces sociétés sont elles-mêmes incluses à des multinationales dont l’activité est protéiforme. Ce qui s’est mis en place ces dernières années, à la suite d’une série de rachats et de fusions, c’est un monopole de l’industrie du disque qui vise à tirer le profit maximal d’artistes connus et à éteindre toute diversité. A côte des majors, et n’en dépendant pas, existent toutefois, survivent souvent, ce qu’on appelle les labels indépendants. Environ 20% de la musique produite l’est par des labels indépendants.

La musique classique est un marché de niche qui n’intéresse pas les majors à l’exception de quelques artistes, éleveur de loup et autres stadistes. Les musiciens classiques existent grâce au bouche à oreille, aux concerts et au réseau de leurs élèves. Ce qui importe dans leur cas ce n’est pas l’objet-disque mais de créer la musique qui les intéresse et d’atteindre le public.

Le développement des nouvelles technologies, ordinateurs personnels, iPod, associé à la connexion Internet à haut débit, ont fait du web la plateforme de diffusion de tous les contenus. Pour ce qui est de la musique, les ventes de supports physiques sont en chute libre depuis plusieurs années, concurrencées par la distribution web, légale ou illégale. Les boutiques de musique en-ligne les plus connues sont les suivantes :

Il est facile d’être présent sur les étagères de ces boutiques au côté des productions des majors, mais la difficulté est d’être disponible dans plusieurs boutiques à la fois. Pour y parvenir, on peut passer par les services d’intermédiaires qui se chargent du référencement de sa musique. Certains d’entre eux proposent également d’assurer la promotion du disque, c’est-à-dire une partie essentielle du travail des majors.

Un disque est réalisé en plusieurs étapes faisant intervenir plusieurs personnes et compétences qui, avec le web, voient leur articulation profondément modifiée : gestion de projet, répétitions, enregistrement, production, packaging, distribution, promotion, etc. Le but poursuivi est lui-même en phase de redéfinition. L’objet-disque a induit un circuit de production-distribution qui est aujourd’hui mis à mal par les nouvelles technologies. C’est maintenant le disque qui n’a peut-être plus d’utilité. Parions que d’ici quelques années, pas plus d’une poignée, le disque paraitra un objet incongru relevant d’un autre âge. Certainement, c’est le statut de l’enregistrement qui s’en trouvera modifié puisque les frontières se seront effacées entre l’enregistrement définitif, arrêté, et les enregistrements de travail, les concerts, le live. C’est l’artiste qui dira dans cette masse d’enregistrements lesquels auront une valeur particulière qu’on osera appeler, juste retour des choses, non plus produit culturel, ce vocable étant employé en raison de l’équivalence entre la distribution des disques et des patates, mais œuvre d’art ou bien chef d’œuvre, chef d’œuvre de l’artiste ou de l’artisan.

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