Archive for the 'concert' Category

Lancement d’Iberialbeniz

jeudi 19 février 2009

Le blog iberialbeniz est désormais transféré sur le site www.iberialbeniz.com

En plus du blog, on y trouve :

  • La partition de ma transcription pour deux guitares des douze numéros d’Iberia, soit en téléchargement, soit en impression à la demande.
  • L’enregistrement en téléchargement ou en streaming d’Iberia ; un CD de qualité audiophile peut être envoyé à la demande, et bientôt un disque vinyle collector.
  • Toutes les informations sur le concert IBERIAlbeniz, spectacle pour guitariste(s) live et environnement multimédia.
  • L’actualité du projet

Notes de chantier

samedi 29 mars 2008

On s’étonne parfois de trouver sur ce blog, pèle mêle, à la fois des considérations artistiques, des commentaires de l’œuvre Iberia et l’histoire de sa transcription pour guitare, mais aussi des réflexions sur l’actualité et l’avenir des nouvelles technologies.

C’est que le projet Iberialbeniz est multiple. Le concert, ou plutôt le spectacle qui sera créé à Paris début 2009 en est la facette la plus visible. La partie émergée de l’iceberg.

Pour autant, la transcription pour guitare d’Iberia, sa gravure au moyen d’une technologie open-source et son édition en print-on-demand que l’on aurait appelée autrefois « à compte d’auteur » constitue, de l’ensemble du projet, la chose la plus durable. Cette transcription intégrale pour deux guitares constitue, en outre, une première mondiale et, à ce titre, contribuera à l’enrichissement du répertoire.

On l’a dit, le développement des technologies numérique est en train de bouleverser non seulement les habitudes des amateurs de musique, mais aussi le rapport des musiciens professionnels à leur métier. Dans ce projet Iberialbeniz je suis non seulement guitariste, mais aussi producteur d’une tournée et d’un enregistrement, graveur et éditeur de musique.

Et nous voilà paradoxalement revenus à la situation ancienne où tel musicien de la renaissance était à la fois poète, professeur, baladin, mais aussi luthier, éditeur. Son espace était relativement réduit : la cour d’un prince, le château d’un seigneur, un village, une ville. Aujourd’hui le musicien est entré dans la sphère internet, dans le cybermonde. Il est partout et nulle part. Il a besoin d’une boussole pour s’y retrouver.

Ce blog est donc un chantier, un espace de réflexion. Le site http://www.iberialbeniz.com qui verra bientôt le jour pourrait être un modèle de site collaboratif, de web social dédié aux musiciens qu’on appelle « classiques » même s’il sont parfois improvisateurs, créateurs d’art contemporain ou chercheurs en musique ancienne.

Une Iberia

vendredi 21 mars 2008

Je reviens d’une résidence avec l’ensemble Ars nova où nous avons créé le projet Une odyssée d’Alexandros Markeas. A mi-chemin entre le concert mixte, l’installation en environnement multimédia et l’opéra de chambre, ce spectacle met en scène un itinéraire poétique inspiré de l’Odyssée d’Homère. La musique d’Alexandros, magnifique comme d’habitude, est fortement inspirée des traditions méditerranéennes, à la frontière de l’improvisation, l’arrangement et la composition au sens traditionnel.

Des écrans vidéo projettent des images en écho de la musique, tantôt le miroir des chanteuses et des musiciens sur scène, tantôt des animation ou bien des images détournées (métier à tisser) ou encore une mer agitée où se noie presque une Pénélope-chanteuse avant de se muer en sirène.

Des sons enregistrés font renaître d’anciens postes de radio diffusant de la musique populaire grecque ou italienne qui entre en résonance avec celle, contemporaine et savante, d’Alexandros Markeas. Je vois une certaine similitude dans sa démarche de puiser dans ses racines méditerranéennes (instruments à plectres, chanson populaire, modes orientaux) et celle d’Albeniz dans Iberia.

Cette expérience d’Une Odyssée a été une très belle aventure musicale et humaine. Je ne peux que m’en inspirer dans le chantier du concert scénique Iberia d’Albeniz.

Bream dream

mercredi 16 janvier 2008

Julian Bream est un artiste, un touche à tout, un défricheur, un visionnaire. Travailleur infatigable, son immense carrière a coincidé avec l’age d’or du disque et il a naturellement travaillé avec les plus grandes compagnies, dont RCA ou EMI. Sa discographie actuelle compte plus de cinquante CD !

Touche à tout, et bien que son père fût guitariste de jazz, il fonde dès la fin des années cinquante, alors que les baroqueux pointent à peine le bout de leur diapason, le Julian Bream Consort, ensemble d’instruments anciens dans lequel il joue du luth et avec lequel il fait connaitre notamment les trésors de la musique élisabéthaine dont John Dowland.

Défricheur, il sollicite les plus grand compositeurs du moment à écrire pour lui et pour la guitare. Il nous lègue ainsi un répertoire inestimable : Benjamen Britten, Hans Werner Henze et Toru Takemitsu pour ne citer que les plus grands.

Visionnaire, le voici dans le Fandango de Boccherini. Il rêve et joue avec son double, son frère jumeau. Il s’amuse et nous nous amusons avec lui. C’est un modèle, il inspire.

Laurel sans Hardy

vendredi 11 janvier 2008

Un concert-type est préparé. Un concert en re-recording. Ce n’est pas un duo amputé de sa moitié. Simon sans Garfunkel, Hutch sans Starsky. Ni le caprice d’un musicien irascible qui se sait incapable de jouer avec l’autre. Ce n’est pas non plus le concert d’un guitariste unijambiste qui danserait le flamenco appuyé sur un dispositif électronique. Pas seulement et tout cela à la fois.

Mon concert est une fantaisie, une sonate quasi una fantasia. Le voyagabondage d’un musicien au pays de ses rêves, le pays de cocagne, des châteaux en Espagne. Une rêverie en forme de road-movie.

On le sait, le guitariste est un éternel voyageur. Il ne tient pas en place ce musicien ambulant, troubadour, voleur de poule, violeur des conventions sociales. Cette fois le voyage est tout intérieur. Voyage romantique, comme le Voyage d’hiver de Schubert, comme les Années de pélerinage de Liszt, années d’oubli, de mort, de renaissance — ce même Liszt à qui le jeune Albeniz rendra visite dans sa retraite de Weimar. Mais Albeniz est un méditerranéen. Il voyage au soleil, il voyage en été. Un été Andalou aux étapes brulantes : Almeria, Triana, Malaga, Jerez. Une rêverie donc, évocation d’un paradis perdu, d’une Andalousie nostalgique. L’autre côté du miroir.

Dans ce miroir, sur scène, se reflètent la guitare, le guitariste. Miroir entre scène et salle, entre le musicien et lui-même, le compositeur et son double. Le miroir est un écran d’ordinateur, pourquoi pas, ou bien un écran vidéo, peu importe, ce qui compte n’est pas là. Ce qui est conté est ailleurs, réfléchi, de l’autre côté du miroir. De la même manière que les sons de la guitare eux-mêmes se dédoublent, se multiplient à travers les différents hauts parleurs, l’image du guitariste est dédoublée et multipliée sur scène.

On ne revient jamais d’un voyage, fût-il intérieur, inchangé. Comme ces thèmes qu’on retrouve imperceptiblement, mais profondément transformés après une longue série de variations. Notre mise en scène d’Iberia a la forme d’un thème varié. Choisissez votre thème : l’amour, la nostalgie, la fête, comme il vous plaira.

Rerecording et marxisme

jeudi 27 décembre 2007

Quand Harpo Marx jouait en rerecording, c’était un moment de pure poésie. Il joue avec lui-même. Il s’entend jouer. Il se voit jouer. Il est acteur et spectateur d’un rêverie dont il est l’unique personnage, réfléchi à l’infini.

À quoi pense Harpo ? On s’interroge. Dans les films des Marx Brothers, il est muet, ce qui n’a rien d’étonnant pour un musicien. Les enfants, muets eux-mêmes, l’adorent. Ses poches débordent d’un bazar hétéroclite. S’il a une voiture, il soulève le siège arrière et y cache tout ce qu’il ramasse. Harpo n’est pas maladroit, il n’y a qu’à le voir tenant sa harpe, harpo est malicieux, il fait des bêtises et transforme en jeu ce qu’il touche.

Le jeu de Harpo à la harpe a toutes ces caractéristiques, spécialement dans cette scène enregistrée en rerecording. C’est la rêverie d’un enfant malicieux, qui, à tout instant, va à sa fantaisie, évite les catastrophes au dernier moment et émerveille ses parents.

Scénographie

mercredi 21 novembre 2007

La scénographie d’un concert d’Iberia en re-recording doit mettre en lumière l’interaction entre l’homme et la machine, entre le concertiste qui joue d’une vraie guitare et le dispositif technique qui restitue le son pré-enregistré d’une deuxième guitare.

La scénographie doit être élégante, évidente, Mac-friendly, comme sur cette vidéo :

C’est parti

samedi 10 novembre 2007

Le projet est lancé !