Archive for the 'makingof' Category

Lancement d’Iberialbeniz

jeudi 19 février 2009

Le blog iberialbeniz est désormais transféré sur le site www.iberialbeniz.com

En plus du blog, on y trouve :

  • La partition de ma transcription pour deux guitares des douze numéros d’Iberia, soit en téléchargement, soit en impression à la demande.
  • L’enregistrement en téléchargement ou en streaming d’Iberia ; un CD de qualité audiophile peut être envoyé à la demande, et bientôt un disque vinyle collector.
  • Toutes les informations sur le concert IBERIAlbeniz, spectacle pour guitariste(s) live et environnement multimédia.
  • L’actualité du projet
Publicités

Le matin des musiciens

vendredi 9 janvier 2009

L’émission initialement prévue le 19 janvier à été reportée en raison d’une journée spéciale France musique sur le thème de la diversité, pour l’investiture de Barack Obama. Le matin des musiciens d’Edouard Fouré Caul-Futy autour de la guitare pour le centenaire de Francisco Tarrega sera finalement diffusée le 2 février. Au programme de l’émission : Capricho Arabo, Recuerdos de la Alhambra, Preludio (una lagrima) et la Mariposa de Francisco Tarrega ; Barcarolle de Emilio Pujol, Homenaje de Manuel de Falla et El Mestre de Miguel Llobet par Jean-Marc Zvellenreuther. Seront également diffusés : Valses de Chopin par Dinu Lipatti, Canzonetta de Mendelsonn par Andrès Segovia, Hommage à Tarrega de Turina par Alberto Ponce. Enfin : Malin plaisir de Alexandros Markeas par Jean-Marc Zvellenreuther et quelques surprises.

Bonne année

mardi 6 janvier 2009

Nous entrons en 2009, année du centenaire de la disparition d’Isaac Albeniz. En attendant le lancement prochain du site iberialbeniz.com, ne ratez pas cet événement :

Le Matin des musiciens sur France musique, lundi 19 janvier de 10 heures à midi présenté par Edouard Fouré Caul-Futy. Un programme autour de Francisco Tarrega et la guitare espagnole pour le centenaire de la mort de Tarrega (Manuel de Falla, Miguel Llobet, Emilio Pujol etc.) par Jean-Marc Zvellenreuther.

On pourra aussi écouter l’émission sur internet ou la podcaster.

Ce Matin des musiciens sera suivi, prochainement, d’un autre consacré au projet IBERIA dans le cadre des manifestations autour du centenaire du compositeur sur France musique

Anniversaire

lundi 10 novembre 2008

Il y a un an, naissait le blog Iberialbeniz. Depuis cette date, de l’eau a coulé sous le pont de Triana ; des partitions ont été éditées, un enregistrement intégral a été réalisé, une tournée est programmée. La création du spectacle multimédia Iberia aura lieu en automne 2009 à Paris avec une scénographie et création vidéo de Philippe Béziat.

L’enregistrement

dimanche 7 septembre 2008

L’album photo : les montagnes, la Vallouise, L’église des Prés, les machines, la prise de son, la direction artistique, le mont Pelvoux, etc.

L’enregistrement a eu lieu à l’église Sainte Marie Madeleine aux Prés, commune de Puy-Saint-Vincent dans les Hautes-Alpes, du lundi 25 aout au jeudi 4 septembre. Guitare : Jean-marc Zvellenreuther. Prise de son : Francis Rotstein. Direction artistique : Nicolas Ducloux. Nous remercions particulièrement Marcel Chaud, maire de Puy-Saint-Vincent, et le père Foy, curé de Vallouise, pour leur aide précieuse et leur confiance.

Première réalisation

vendredi 2 mai 2008

L’édition du premier cahier d’Iberia est presque terminée et la partition sera bientôt en vente et téléchargeable sur http://www.iberialbeniz.fr

Cette publication, fruit de nombreuses années de recherche et de travail, fait partie du projet iberialbeniz – transcription, enregistrement et concert, à l’occasion du centenaire du compositeur.

La transcription a été réalisée à partir du manuscrit autographe reproduit en fac-similé par les éditions EMEC, et de l’édition originale Édition Mutuelle à Paris de 1906-07 réimprimée par Dover. Cette dernière version présentait cependant de nombreuses erreurs qui ont été corrigées à l’examen minutieux du manuscrit.

Afin d’établir une partition dont la gravure musicale soit la plus fidèle possible à la typographie originale, j’ai utilisé le logiciel libre Lilypond (http://lilypond.org). Lilypond est capable d’imprimer la musique selon les règles de l’art de la gravure traditionnelle, avec une mise en forme automatisée au maximum. Je salue et remercie ici toute l’équipe de Lilypond.

Suivant l’exemple d’Albeniz lui même, je n’ai pas voulu ajouter mes doigtés personnels à un texte déjà particulièrement chargé, sauf dans le cas de certains passages particulièrement délicats, ou bien quand la réalisation sonore et musicale impliquait obligatoirement une certaine technique. En revanche, les indications expressives, dynamiques et les articulations originales ont été scrupuleusement reproduites.

Dans le cadre d’une intégrale du cycle Iberia, j’aurais aimé dans ma transcription conserver les tonalités originales. Mais les impératifs de la tessiture instrumentale m’ont conduits à transposer certains morceaux. Par exemple, Jerez avec son mode de Mi semblait devoir s’adapter parfaitement à la guitare. Or la transposition à la quarte supérieure s’est finalement imposée comme une meilleure solution, grâce aux scordatures en Fa et en Ré. De même Eritana est passé en La majeur, tonalité traditionnelle des sévillanes à la guitare. Les trois pièces du deuxième cahier sont restées dans les tons originaux.

Je remercie tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réussite de ce projet : Marcelo de la Puebla sans qui l’idée d’une intégrale pour guitare d’Iberia n’aurait peut-être pas vu le jour, Marie Langlet pour la relecture et la mise au propre des manuscrits, Frédéric Demians et Matthieu Jacquot pour leur aide sur Lilypond ainsi que Alexandros Markéas, Elisabeth de la Genardière, Bruno Ory Lavollée et Roland Dyens pour leurs conseils, soutien et encouragements.

Je dédie ce travail à mon maitre Alberto Ponce.

Notes de chantier

samedi 29 mars 2008

On s’étonne parfois de trouver sur ce blog, pèle mêle, à la fois des considérations artistiques, des commentaires de l’œuvre Iberia et l’histoire de sa transcription pour guitare, mais aussi des réflexions sur l’actualité et l’avenir des nouvelles technologies.

C’est que le projet Iberialbeniz est multiple. Le concert, ou plutôt le spectacle qui sera créé à Paris début 2009 en est la facette la plus visible. La partie émergée de l’iceberg.

Pour autant, la transcription pour guitare d’Iberia, sa gravure au moyen d’une technologie open-source et son édition en print-on-demand que l’on aurait appelée autrefois « à compte d’auteur » constitue, de l’ensemble du projet, la chose la plus durable. Cette transcription intégrale pour deux guitares constitue, en outre, une première mondiale et, à ce titre, contribuera à l’enrichissement du répertoire.

On l’a dit, le développement des technologies numérique est en train de bouleverser non seulement les habitudes des amateurs de musique, mais aussi le rapport des musiciens professionnels à leur métier. Dans ce projet Iberialbeniz je suis non seulement guitariste, mais aussi producteur d’une tournée et d’un enregistrement, graveur et éditeur de musique.

Et nous voilà paradoxalement revenus à la situation ancienne où tel musicien de la renaissance était à la fois poète, professeur, baladin, mais aussi luthier, éditeur. Son espace était relativement réduit : la cour d’un prince, le château d’un seigneur, un village, une ville. Aujourd’hui le musicien est entré dans la sphère internet, dans le cybermonde. Il est partout et nulle part. Il a besoin d’une boussole pour s’y retrouver.

Ce blog est donc un chantier, un espace de réflexion. Le site http://www.iberialbeniz.com qui verra bientôt le jour pourrait être un modèle de site collaboratif, de web social dédié aux musiciens qu’on appelle « classiques » même s’il sont parfois improvisateurs, créateurs d’art contemporain ou chercheurs en musique ancienne.

Une Iberia

vendredi 21 mars 2008

Je reviens d’une résidence avec l’ensemble Ars nova où nous avons créé le projet Une odyssée d’Alexandros Markeas. A mi-chemin entre le concert mixte, l’installation en environnement multimédia et l’opéra de chambre, ce spectacle met en scène un itinéraire poétique inspiré de l’Odyssée d’Homère. La musique d’Alexandros, magnifique comme d’habitude, est fortement inspirée des traditions méditerranéennes, à la frontière de l’improvisation, l’arrangement et la composition au sens traditionnel.

Des écrans vidéo projettent des images en écho de la musique, tantôt le miroir des chanteuses et des musiciens sur scène, tantôt des animation ou bien des images détournées (métier à tisser) ou encore une mer agitée où se noie presque une Pénélope-chanteuse avant de se muer en sirène.

Des sons enregistrés font renaître d’anciens postes de radio diffusant de la musique populaire grecque ou italienne qui entre en résonance avec celle, contemporaine et savante, d’Alexandros Markeas. Je vois une certaine similitude dans sa démarche de puiser dans ses racines méditerranéennes (instruments à plectres, chanson populaire, modes orientaux) et celle d’Albeniz dans Iberia.

Cette expérience d’Une Odyssée a été une très belle aventure musicale et humaine. Je ne peux que m’en inspirer dans le chantier du concert scénique Iberia d’Albeniz.

Transparence

mercredi 6 février 2008

Bien. Je suis musicien. J’écoute de la musique, j’en joue, j’en vis, je la vis, et cette vie n’est pas toute dans le jeu, loin s’en faut. Expliquons.

Pour un projet comme iberialbeniz, tout un travail préparatoire est nécessaire, le travail de transcription pour guitare de la partition d’Albeniz. C’est cela, essentiellement, mais pas uniquement. Cette transcription est le préalable à l’exécution de l’œuvre, puis à son enregistrement et à sa diffusion sous toutes les formes imaginables et surtout le concert. Cette transcription a autant de valeur à mes yeux que ce qui suit et qui en dépend. Elle a une valeur propre indépendante de ce qu’elle précède. Et pourtant la transcription est comme un palimpseste. Elle disparait sous l’objet disque, elle est cachée par l’événement concert.

Et si l’on grattait le palimpseste ?

La musique n’échappera pas à l’esprit du temps. Nous vivons à l’ère de la transparence, de la proximité, du friendship généralisé, de la fusion des sphères de sociabilité, l’ami de mon ami, etc. Alors cette partition qui ne regarde que moi, regardons-la et pour commencer montrons-la :

Partition d’Evocation

Laurel sans Hardy

vendredi 11 janvier 2008

Un concert-type est préparé. Un concert en re-recording. Ce n’est pas un duo amputé de sa moitié. Simon sans Garfunkel, Hutch sans Starsky. Ni le caprice d’un musicien irascible qui se sait incapable de jouer avec l’autre. Ce n’est pas non plus le concert d’un guitariste unijambiste qui danserait le flamenco appuyé sur un dispositif électronique. Pas seulement et tout cela à la fois.

Mon concert est une fantaisie, une sonate quasi una fantasia. Le voyagabondage d’un musicien au pays de ses rêves, le pays de cocagne, des châteaux en Espagne. Une rêverie en forme de road-movie.

On le sait, le guitariste est un éternel voyageur. Il ne tient pas en place ce musicien ambulant, troubadour, voleur de poule, violeur des conventions sociales. Cette fois le voyage est tout intérieur. Voyage romantique, comme le Voyage d’hiver de Schubert, comme les Années de pélerinage de Liszt, années d’oubli, de mort, de renaissance — ce même Liszt à qui le jeune Albeniz rendra visite dans sa retraite de Weimar. Mais Albeniz est un méditerranéen. Il voyage au soleil, il voyage en été. Un été Andalou aux étapes brulantes : Almeria, Triana, Malaga, Jerez. Une rêverie donc, évocation d’un paradis perdu, d’une Andalousie nostalgique. L’autre côté du miroir.

Dans ce miroir, sur scène, se reflètent la guitare, le guitariste. Miroir entre scène et salle, entre le musicien et lui-même, le compositeur et son double. Le miroir est un écran d’ordinateur, pourquoi pas, ou bien un écran vidéo, peu importe, ce qui compte n’est pas là. Ce qui est conté est ailleurs, réfléchi, de l’autre côté du miroir. De la même manière que les sons de la guitare eux-mêmes se dédoublent, se multiplient à travers les différents hauts parleurs, l’image du guitariste est dédoublée et multipliée sur scène.

On ne revient jamais d’un voyage, fût-il intérieur, inchangé. Comme ces thèmes qu’on retrouve imperceptiblement, mais profondément transformés après une longue série de variations. Notre mise en scène d’Iberia a la forme d’un thème varié. Choisissez votre thème : l’amour, la nostalgie, la fête, comme il vous plaira.