Diffusion

mardi 18 décembre 2007

Le projet en est à son stade initial, celui de la mise au propre de la transcription. C’est le moment de penser et de préparer les étapes suivantes, à savoir l’enregistrement puis la diffusion de la musique, à la fois sous sa forme enregistrée et sous sa forme vivante (concert).

La version enregistrée sera déclinée en plusieurs versions en fonction de son mode de distribution, gratuit ou payant (modérément), et de sa destination, écoute sur balladeur mp3, version métro, jogging, douche, backstage, audiophile, etc. Cela reste à définir dans le détail.

Pour les versions payantes, il faudra mettre en place un système de e-commerce, avec paiement immédiat en-ligne sécurisé. Il y l’option d’utiliser Paypal qui est simple à mettre en oeuvre mais qui oblige les acheteurs à ouvrir un compte Paypal. On peut également envisager d’utiliser le service web de paiement d’Amazon : FPS (Flexible Payment Service) :

The « Pay Now » Widget provides a simple HTML interface allowing anyone to accept Amazon Payments on their Web site. Utilizing Amazon FPS, the « Pay Now » Widget lets you set the price and payment rules, while giving your customer access to a familiar Amazon payment experience and fraud protection.

La diffusion sur le web requerra un espace de stockage bien dimensionné ainsi qu’une bande passante suffisante. Deux options :

  1. Amazon S3 (Simple Storage Service). — Présente l’avantage d’être redimensionnable et de supporter si nécessaire un très grand nombre de transactions.
  2. www.box.net — Suffisant tant que les téléchargements ne deviennent pas stratosphériques.
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Triana

mardi 18 décembre 2007

Après l’essai réussi de Évocacion, je m’attaquais à la transcription de Triana. Cette fois il s’agissait du morceau le plus brillant et virtuose du cycle, l’un des plus difficiles de tout le répertoire de piano. En effet la lecture de la partition est impressionnante : guirlandes de notes, fusées, arabesques ; un fouillis dans lequel un chat ne retrouverait pas ses petits, où l’on distingue avec peine une mélodie ou un motif d’accompagnement. Pourtant, à l’oreille, rien de plus charmant que cette musique qui n’est que pure élégance, bonheur et joie de vivre. Avec ces couleurs vives et franches des facades qui bordent le Guadalquivir le long de la calle Betis, et que l’on admire de l’autre côté du fleuve à proximité du pont de Triana.

callebetis.jpg


Tous producteur de disque

lundi 17 décembre 2007

Comme le note un article du Fig d’aujourd’hui, tout le monde peut devenir producteur avec les nouvelles technologies et en s’aidant de certaines plateformes web. Je produis, tu produis, il produit, nous produisons. Je crée, tu crées, etc.


Évocation

lundi 10 décembre 2007

Ma première transcription d’Iberia fut, naturellement, Évocation. Après quelques tentatives infructueuses dans la tonalité de la mineur (l’original étant en la bémol), je me décidais pour le ton de sol. Une guitare est munie d’une scordature en sol, ce qui donne l’accord ouvert ré sol ré sol si mi. Or cet accord n’est autre que l’accord de sixte ajoutée cher aux impressionniste, qui termine -qui signe pourrait-on dire- le premier morceau d’Iberia et le nouveau style d’Albeniz. Avec cette guitare et l’autre munie d’un accord normal, je pouvais obtenir une sonorité pleine et subtile à la fois, riche, profonde, avec ce pianissimo ma sonoro, cette présence lointaine qui est l’essence de la poésie ibérienne, si merveilleusement fragile et si difficile à rendre d’ordinaire.


Scénographie

mercredi 21 novembre 2007

La scénographie d’un concert d’Iberia en re-recording doit mettre en lumière l’interaction entre l’homme et la machine, entre le concertiste qui joue d’une vraie guitare et le dispositif technique qui restitue le son pré-enregistré d’une deuxième guitare.

La scénographie doit être élégante, évidente, Mac-friendly, comme sur cette vidéo :


Artisan, bis

dimanche 18 novembre 2007

Le modèle du musicien classique, c’est Haydn. Joseph Haydn qui, en 1791, a l’audace de répondre à l’invitation de l’impressario Salomon, lui même musicien ; et quitte sa position avantageuse de musicien attaché au prince Esterhazy pour s’aventurer à Londres.

Haydn accepte les termes du contrat suivant : il s’engage à faire le voyage à Londres pour y diriger vingt concerts, comportant chacun une première audition d’une œuvre de lui. De plus, il devait composer un opéra pour l’impressario Gallini et six symphonies pour les concerts Salomon. Il recevrait trois cents livres sterling pour l’opéra, autant pour les six symphonies, deux cents pour le copyright, deux cents pour sa participation aux vingt concerts et deux cents de garantie sur les bénéfices.

À la création de la symphonie n° 104 lors du second voyage à Londres en 1795, Haydn pouvais noter dans ses carnets : « une nouvelle symphonie en ré, la douzième et dernière des anglaises… L’auditoire était très satisfait, et moi aussi. Cette soirée m’a rapporté 4000 florins. Une telle chose n’est possible qu’en Angleterre ». La pension annuelle qu’Haydn touchait alors de la famille Esterhazy était de 1000 florins.


Artisan

samedi 17 novembre 2007

Les musiciens classiques sont des artisans. En tant que tels, les musiciens sont porteurs d’un savoir-faire, d’un métier, d’un talent, d’un goût pour la tradition et la création. Comme les artisans, les musiciens maîtrisent parfaitement leur art. Ils expriment les idées de leur temps, les aspirations et l’esprit de leurs contemporains. Comme les artisans, les musiciens ont à être ambitieux s’ils veulent développer leur commerce, élargir leur clientèle (leur public). Et comme pour les artisans, l’ambition des musiciens requiert des moyens — les moyens de ses ambitions. À savoir, en plus de ce qui fait l’artiste et qui a été dit pour commencer, le métier, le savoir-faire, etc., les musiciens ont besoin de capitaux, d’une logistique, de circuits de distribution, de concerts, d’intermédiaires qui les représentent et les présentent au public.


P2P encore

vendredi 16 novembre 2007

Lu dans l’éditorial du dernier numéro de Guitare Classique :

Rendez-vous compte de la révolution lancée par l’ère du numérique. Plus d’objets-disques, plus de jaquettes, plus de distributeurs, mais des musiques et images à télécharger (…) Que de bouleversements dans les habitudes de consommation musicale depuis l’apparition du microsillon en 1948, avant que lui-même soit supplanté par l’avènement du disque vinyle, de la cassette audio, puis du CD au début des années 1980.


P2P

jeudi 15 novembre 2007

Lors d’un congrès de téléphonie mobile, le président et directeur de la Warner, Edgar Bronfman a reconnu sur scène que l’industrie de la musique n’avait pas eu la réaction qui convenait face aux changements des usages de ses clients :

Nous nous sommes trompés… nous avons cru que notre contenu se suffisait à lui-même. Nous avons pensé que notre business ne serait pas affecté par le monde de l’interactivité, de la connexion permanente et du partage de fichiers. Nous avons eu tort, comment ? En restant immobiles ou en avançant trop lentement, nous sommes rentrés en guerre avec les consommateurs en refusant de voir ce qu’ils désiraient et le résultat est qu’ils ont gagné.

Le consommateur est roi donc. Le nouveau roi. Un roi confondu avec ses sujets, les « producteurs de contenu ». On eût dit jadis les musiciens, les artistes, les interprètes, les compositeurs. Mais ce serait aujourd’hui un abus de langage. Reste à choisir les termes appropriés et à s’entendre sur les définitions. S’il n’y a plus finalement ni roi ni sujet, si le régime démocratique n’en finit pas de s’étendre, prenons le pari à cent contre un que la distance entre le public et les musiciens finira de se combler dans les meilleurs délais. L’internet est le règne de la sociabilité amicale généralisée, de la tape dans le dos, du bien être à tu et à toi. D’autres le regretteront, ailleurs. Ici on s’en réjouira.


songza.com

jeudi 15 novembre 2007

Songza est nouveau moteur de recherche de musique sur Internet.

  • C’est un moteur de recherche. — On tape un titre, un musicien, un compositeur, dans une boîte de recherche unique à la google, et on obtient un résultat immédiatement, dans la même page que celle dans laquelle on a lancé la recherche.
  • C’est un jukebox. — Les titres retrouvées sont joués directement dans la page de résultat. Pas la peine de lancer une application supplémentaire, de télécharger un fichier etc.
  • La musique retrouvée est celle disponible gratuitement sur youtube. La bande son est séparée de la vidéo. Dans la page de résultat, il y a un lien vers http://google.com/musicsearch avec le titre en paramètre. C’est sans doute le modèle économique de songza.com. Le site amène les internautes vers certains sites d’achat de musique en-ligne.

Autres sites :